Il est essentiel que les  Mk puissent reprendre en charge leurs patients fragiles au bout de 5 semaines de confinement: s’il était envisageable, hors urgence vitales ou hospitalisation à prévoir, de sursoir et repousser ces prises en charge 5 semaines, il devient urgent de les reprendre en charge afin d’éviter séquelles et pertes de chances.

Ainsi d15920789-3d-homme-blanc-âgé-personnes-marchant-avec-une-canne-fond-blanc-isolé-image-3dès le 13 avril, la DGS a publié ses consignes et recommandations 2020-INF-22  « Stratégie de prévention et de prise en charge sanitaire des personnes en situation de handicap » , où elle écrit très clairement :  » Maintenir l’offre de soins ambulatoires spécifique aux personnes en situation de handicap : l’’enjeu dans cette période est à la fois que les personnes en situation de handicap suivies habituellement continuent d’être prises en charge pour leurs pathologies afin d’éviter les ruptures de soins mais aussi de prendre en charge les patients en situation de handicap atteintes du Covid-19. Il est donc nécessaire de maintenir l’offre de soins ambulatoires, en particulier l’offre de soins dédiée et en médecine de ville « 

La DGS écrit aussi : « Le Haut Conseil de la Santé Publique rappelle dans son avis du 30 mars 2020 l’accès universel aux soins des personnes en situation de handicap : le handicap ne peut être en soi un critère d’exclusion y compris pour les soins de réanimation et les soins palliatifs »

Le 16 avril, la DGS publie ses propositions pour « appui des pros de santé de ville aux EHPAD », et y écrit : « Dans le contexte d’épidémie liée au COVID-19, la situation des personnes âgées vivant en EHPAD nécessite l’appui de tous les professionnels de santé qu’ils exercent en établissements de santé ou en ville. »  Cette fiche, très axée médecins et IDE, rappelle cependant les principes généraux: gestes barrières, limitations aux soins indispensables, limitation du nombre d’intervenants extérieurs, etc.

De son coté la HAS a rappelé le 17 avril que « L’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), ou d’un établissement d’accueil équivalent, est considéré comme le domicile du résident. Les besoins des résidents dans ces institutions doivent être identifiés et pris en compte comme pour tout patient vivant dans son domicile personnel. « images-gratuites-libres-de-droits-sans-droits-d-auteur-43-1560x1560

Nos confrères du 38 ( ISERE) ont synthétisé de leur coté de façon remarquable toutes les justifications médicales aux interventions des MK auprès des résidents en EHPAD : De l’importance de la reprise rapide des soins de kinésithérapie en EHPAD pendant la durée de la crise COVID-19

 

Ainsi il est indispensable, et recommandé ( il s’agit même d’une consigne de la DGS) de reprendre les soins en EHPAD, en respectant le maximum de précaution,  et en coordination avec le médecin coordonnateur, les infirmières coordonnatrices, les équipes et avec l’accord de la direction.
Le choix des résidents à reprendre en charge se fera en coordination, selon l’évolution de leur état fonctionnel et la dégradation a craindre (ou non).
Il sera recommandé de limiter les intervenants ( 1 seul kiné a la fois dans établissement) par exemple, de limiter l’intervention de l’acteur présent à un seul étage, de privilégier les soins en chambre, de lui demander d’apporter des chaussures et/ou tenues restants sur place, entretenues sur place si possible, etc.

Il s’agit essentiellement et comme d’habitude de bon sens, de coordination, au bénéfice des résidents.

La semaine du 27 avril notre présidente Mme Mathieu va rencontrer Mme RIET, déléguée générale de la Fédération Hospitalière de France et l’ARS pour évoquer quelques points ou problèmes éventuels.

Si vous rencontrer des difficultés, ou si vous avez besoin d’éclaircissements, n’hésitez  pas à nous le signaler  06 24 47 35 90