Il semble important, suite à de multiples bruits de couloirs, de croyances, de peurs, d’interprétations, de revenir sur ce qu’est l’ouverture des   cabinets telle que préconisée par le CNOMK, dans les suites des travaux conjoints CNOMK, CEPIAS et URPS :

Mise au point en préambule :  il n’a jamais été écrit par le CNO que les cabinets ré-ouvriraient le 11 mai. Le 11 mai est la date de début (le début seulement !) du déconfinement annoncé par le chef de l’État, ce qui n’est pas la même chose. Certains veulent confondre ouverture des cabinet et 11 mai, c’est une erreur, par assimilation.

Ne vous fiez aux tweets, commentaires, annonces locales d’origine indéterminée, qui n’ont aucune valeur officielle, et ne peuvent que vous « enduire d’erreur et de doute ».
À ce jour, seules les communications officielles du CNOMK, des ARS, des Préfets, ou de la DGS ont valeur.

Le Guide publié le samedi 25 matin est uniquement un guide ( vous l’avez tous lu, bien sur 😉 ) relatif aux précautions, à l’hygiène, aux mesures barrières, à la désinfection nécessaires et indispensables à l’accueil de patients au cabinet.

Ce n’est nullement une ouverture de droit à prendre tout patient si ces mesures sont remplies.

Il convient de ne pas oublier les mesures recommandées par la DGS et qui courent toujours ( à ce jour):
  • les patients fragiles ( femmes enceintes, insuffisants respiratoires, immuno-déprimés, diabétiques, insuffisants cardiaques, etc.) devront toujours être pris en charge à domicile.
  • le télésoin devra être priorisé s’il est suffisant ( tant que le confinement est effectif).
  • les soins reportables sont reportés.
  • le risque encouru est > au bénéfice que l’on peut attendre de soins au cabinet: domicile ou télésoin.

 

Il sera possible et indiqué de recevoir tout autre patient pour lequel:
  • les soins déjà reportés depuis 5 à 6 semaines ne sont plus reportables: des raideurs, des déficits et des incapacité s’installent et ne seront pas récupérables.
  • les soins au cabinet seront plus adaptés ( matériel) alors qu’ils étaient (ou deviennent) inadaptés à domicile.
  • le bénéfice à faire les soins au cabinet est  > au risque à faire venir le patient, ou à la perte de chance possible en ne faisant pas les soins ou seulement à domicile.

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EXEMPLES:
une PTG du 10 mars que vous aviez différée jusqu’à ces jours peut être reçue au cabinet si ce n’est pas un patient à risque, mais que ses compétences en flexion restent limités a 90° et la boiterie persistante;

une épaule opérée le 1er mars, qui allait plutôt bien (F  passive 120°  le 12/03, dernière séance) et qui est a 80° en actif et 120 en auto-passif malgré du télésoin sera revue au cabinet, si elle n’est pas a risque;

une douleur dorso-lombaire, qui persiste après les antalgiques et INS , malgré des exercices prescrits via textos, méritera d’être revue aussi au cabinet pour des mobilisations spécifiques, passives, ou des levées de tensions non réalisables au domicile ou en télésoin;

une patient ayant PR, ayant souffert pendant  1 mois, malgré ses traitements médicamenteux, et s’étant enraidie devra être revue pour regagner, de façon guidée et assistée, en amplitudes au niveau rachidien, sous peine de perte de CV respiratoire et autres impotences fonctionnelles liées à un rachis trop enraidi;

-a contrario, un jeune homme de 23 ans, KJ de 5 mois, ne reviendra pas au cabinet pour faire 1/2h de proprio ou de renforcement en chaine fermée, facilement réalisable en télésoin ou à domicile. Tandis que si c’est KJ de 2 mois en déficit de flexion, il est urgent de le revoir au cabinet…

Au final, il est juste question de BON SENS :

  • bénéfice risque positif,
  • soins n’étant plus reportables, même s’ils l’ont été jusqu’à présent,
  • patients non fragiles,
  • règles d’hygiène et mesures barrières.

 

NB : notre CROMK ARA, notre URPS Kiné ARA et l’ARS ARA se réunissent jeudi 30 avril pour affiner les mesures d’hygiène et autres règles d’accueil des patients au cabinet selon les situations locales  en terme d’évolution du Covid-19.
Donc rouvrez tranquillement, prudemment et progressivement, vous adapterez au fil des nouvelles.

2ème NB : les masques à usage non sanitaire UNS vendus en pharmacie  pour le grand public et sous peu ( décret de dimanche 26/04)  ne sont pas adaptés aux soignants en  activité de soins. face-with-medical-mask_1f637
Par contre, d’après nos contacts, nos pharmaciens e l’Allier redeviennent plus fournis en masques CHIR et FFP2, n’hésitez  pas à leur demander un peu plus que la dotation nationale de 6/semaine, sachant que 10 semble suffisant (10 demi-journées).

SOUCI 06 29 47 35 90