Sans titre 2Les conclusions du SÉGUR de la santé  (et les recommandations de Mme Nicole NOTAT) sont sorties le 21 juillet avec 33 mesures majoritairement « hospitalo-centrées », dans les suites de la crise hospitalière qui sévissait depuis quelques temps, et de la crise sanitaire Covid-19.

Les organismes représentant la profession (Ordre et syndicats) ont fait leurs propositions, et les professionnels ont pu également répondre à une consultation publique en ligne (cf. notre article du 9 juin)

 

4 piliers étaient présentés :

  • transformer les métiers et revaloriser ceux qui soignent ;
  • définir une nouvelle politique d’investissement et de financement au service de la qualité des soins ;
  • simplifier les organisations et le quotidien des équipes de santé pour qu’ils se consacrent en priorité à leurs patients ;
  • fédérer les acteurs de la santé dans les territoires au service des usagers.

 

Quoi de neuf ou prometteur pour les kinésithérapeutes? Ci-dessous une analyse rapide (mais certainement subjective et incomplète)

 

Globalement,à partir de 2022, l’État s’engage à consacrer une enveloppe supplémentaire d’environ 8 milliards d’euros au budget annuel de l’hôpital ( fonctionnement et revalorisations).

 

Pilier 1 : 

  • possible augmentation du quota de formation ( partenariat avec les régions) ;
  • 250 postes d’enseignants universitaires : campagne de recrutement des professionnels de santé accédant au statut d’enseignant universitaire, y compris pour les personnels paramédicaux, dès la rentrée 2020 ;
  • réflexion (les Ordres en seront)  sur la création d’une nouvelle profession médicale intermédiaire en milieu hospitalier ;
  • recrutement de professionnels libéraux ( MK donc), dans les hôpitaux et les EMS, comme fonctionnaires à temps non complet…
  • salariés du public : augmentation de salaire de 180 euros net mensuels (en deux temps : 90 euros dès le 1er septembre 2020, puis 90 euros à partir de mars 2021).
  • salariés du privé : hausse de salaire de 160 euros, également en deux temps.
  • les établissements de santé sont invités à  mettre en place des mécanismes d’intéressement vers leurs personnels.
  • réactualisation des grilles salariales des soignants dont la rémunération ne correspondait pas jusqu’ici à leur niveau de diplôme, dont les kinésithérapeutes (refonte des grilles salariales  d’ici à 2022  pour une revalorisation mensuelle d’au moins 200 euros.

 

Pilier 2 :

l’ONDAM fixé annuellement  (objectif national des dépenses d’assurance maladie) et qui sert de guide à nos revalorisations tarifaires serait revu pour en objectif  pluriannuel.

Pilier 3 :

la présence des paramédicaux serait renforcée dans la gouvernance des hôpitaux.

Pilier 4 :

  • l’exercice coordonné s’étendrait de façon majoritaire  pour améliorer l’accès aux soins non-programmés ;
  • l’intervention des professionnels libéraux en EHPAD en crise sanitaire serait pérennisées et organisées.signe

 

Beaucoup d’autres mesures annoncées, plus politiques et structurelles, afin d’améliorer le système, sont promises, certainement également avec un impact à moyen terme sur l’exercice de notre profession, salariée comme libérale.

 

Il semble urgent d’attendre pour juger de la mise en place de ces propositions et de leur pertinence pour notre profession.