Cette technique récente et ouverte aux kinésithérapeutes a fait l’objet d’un avis du CNOMK en  juin 2017, modifié en 2018 et téléchargeable en bas de page, ou ICI.

Le CNO continue à réfléchir sur les moyens d’optimiser la pratique des kinésithérapeutes en poussant les organismes de formation continue qui dispensent des enseignements en puncture sèche vers un système commun d’évaluation de la formation pour l’obtention du diplôme afin que celui-ci ait une portée nationale. Rappelons que le conseil national a mis en place la « Charte du conseil national relative aux engagements des organismes de formation ». Elle vise notamment à garantir aux praticiens une formation conforme au modèle de la pratique fondée sur les preuves. Si vous êtes intéressés, tournez vous vers ces formations validées.

banque-d-images-et-photos-gratuites-libres-de-droits-téléchargement-gratuits-105-1560x1560ATTENTION !

Cependant cette pratique est inhabituelle pour les patients, qui l’assimile à l’acupuncture, comme pour nos collègues médecins prescripteurs : nous franchissons la barrière cutanée ! Nombreux masseurs-kinésithérapeutes ou médecins croyaient ceci interdit pour notre profession (l’injection de produits est elle totalement interdite, réservée aux IDE, médecins, sage-femmes, dentistes). Il convient donc d’informer clairement les patients sur la technique elle-même,  ses avantages, ses effets indésirables parfois, et de recueillir leur consentement. Nous passons la barrière cutanée, ce n’est pas anodin. Et nous ne posons pas de diagnostic « énergétique », avec perception taoïste de l’Homme et sa relation à l’univers.

Bien sur, pour exercer cette technique le kinésithérapeute devra prouver qu’il a compétence spécifique, et qu’il a été formé. Il devra aussi le déclarer à notre Conseil Départemental, afin de valider cette spécificité. Nous lui recommandons également d’en informer son assureur en RCP.

INFORMEZ-NOUS, et PARTICIPEZ !

Nous vous encourageons à nous informer de votre pratique en puncture sèche afin de régulariser cette pratique de façon transparente, légale et déontologique mais aussi afin de participer, si possible, avec des MK de l’Allier pratiquant déjà, à l’élaboration d’une plaquette d’information, qui soit simple, facile à comprendre, non mystérieuse pour les patients, puisque ce que l’on trouve actuellement reste décevant. Une fiche de questionnaire de santé est aussi envisagée ( ne passons pas à coté d’une AVK!).

POINTS DE REPÈRE :

Kiné la Revue, abstract sur efficacité du Dry Needling

Technique de-puncture des points myalgiques dry-needling-1ere-partie

Technique de-puncture des points myalgiques dry-needling– 2ème partie

Revue de littérature (pour les anglophones)